10.000 km à vélo à travers les Andes

Voyage à vélo à travers la Cordillère des Andes

24 avril 2008

On plane à 4 000 !!!

Potosi - La Paz : environ 550 km à plus de 4 000 m d'altitude en 4 jours... Journées de tous les records (altitude, km parcourus, forme presque olympique).

Le premier jour, nous commencons par une belle descente : Potosi se trouve à plus de 4 000 m et nous nous retrouvons à 3 600 m, 30 km plus loin. Les choses se gatent par la suite : Un col à 4 300 m nous attend, soit 700 m de denivelé positif. Un calvaire pour Olivia qui a moins la forme ce jour-là et ressent le mal de l'altitude (nous avons passé 4 jours à Sucre qui n'est qu'a 2600m d'altitude). Il faut dire aussi que les pentes sont plutôt raides ici.

P1030853

Avec l'altitude le souffle se fait court et il devient difficile de récupérer ... Pas un seul faux plat pour reprendre souffle et esprits... A 4 100 m d'altitude - nous sommes revenus à l'altitude de Potosi, et après 70 km, Olivia déclare forfait et hèle un camion. Pas de problème en Bolivie, les camions ont l'habitude de prendre des passagers sur le bord de la route... Nous nous retrouvons donc à l'arrière du camion avec nos vélos... et des dizaines de bouteilles de gaz qui roulent sous nos pieds. Le temps passe et les rayons du soleil commence à faiblir... Nous commencons à avoir froid à l'arrière... Heureusement, la ville la plus proche n'est plus si loin et nous l'atteignons à la tombée de la nuit. Le temps de trouver un petit hotel très rustique, de dîner au petit restaurant de la ville et nous nous couchons vers 21h, extenués par l'effort et le froid.

P1030845 P1030850

P1030846

Les jours suivants, nous parcourons plus de 100 km par jour sur l'altiplano bolivien entre 3700 et 4 100 m. Une route bien droite et sans grand dénivelé, où nous croisons les gens du campo (la campagne), leurs élevages (moutons, vaches, ânes) et cultures (souvent du Quinoa) ainsi que quelques villes et villages sans charme particulier.

Nous retiendrons de ce trajet :

- notre troisième crevaison. Il faut dire que sur la route, il n'est pas rare de trouver boulons, vis et clous...Vu l'état des bus et des camions, cela ne nous étonne guère. En 30 mn chrono, Pierrot est à nouveau d'attaque pour affronter le bitume ! 

P1030884

- notre halte pour une nuit à Sica Sica, petit village de l'altiplano où l'ambiance est paisible avec sa petite église et son paysage environnant.

P1030888 P1030892

- La viande séchée sur les fils à linge !

P1030876

- notre arrivée sur la Paz. Nous traversons d'abord la banlieue El Alto, une ville industrielle, bruyante, sale (un peu comme nos banlieues...) qui contraste bien avec les 4 jours d'altiplano en pleine campagne. La Paz se situant dans un canyon, nous ne manquons pas le panorama sur la ville à notre arrivée et surtout la descente pour rejoindre le centre historique de la capitale.

P1030920

Après ces 4 jours intenses, nous méritons bien un peu de repos...

Hasta luego !

Posté par Pierre et Olivia à 17:13 - 3. Bolivie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 avril 2008

Pour les petits et les grands...

Il parait que les animaux ont la cote aupres des petits. Petit quizz ludique en forme de dedicace a tous nos chers filleuls, neveux, nieces, cousins, petits cousins, amis, etc... Mais aussi pour les grands qui auraient conserve leur ame d'enfant et qui passeraient par ici...

Associez les noms et les photos d'animaux suivants, rencontres recemment au cours de notre periple :

a - Condor

b - Cochon

c - Ane

d - Lama

e - Vigogne

f - Flamant rose

g - Touristes

h - Autruche sud-americaine (Nandu)

P1030541 P1030003

P1030222 P1030252

P1030543 Peru__2006_08_17__ColcaCanyonCruzDelCondor_IMG_2212

P1010771 Vicuna7670n

Reponses au cas ou (en allant de gauche a droite et de haut en bas) : b - h - g - f - d - a - c - e

PS : notre appareil ne nous permet pas de photographier d'aussi pres condors et vigognes (tres sauvages). Credits photos indiques sur les images...

Posté par Pierre et Olivia à 04:04 - Speciales dedicaces - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 avril 2008

Germinal ou la cité d'argent

Mais pourquoi donc Potosi, grande ville de 120 000 habitants, se trouve-t-elle dans les hauteurs et le froid de l'altiplano bolivien à plus de 4 000 m d'altitude - ce qui en fait la ville de cette importance la plus haute du monde ? Tout simplement grâce aux riches minerais du Cerro Rico (la montagne riche) qui la surplombe.

Les mines de Potosi furent découvertes au 16ème siècle et firent de cette ville la plus grande d'Amérique du Sud, bien plus grande que Paris et Londres à cette époque avec ses 200 000 habitants. Le Cerro Rico fut ainsi la plus importante source de richesse de l'empire espagnol pendant plusieurs siècles. On estime notamment que plus de 16 000 tonnes d'argent pur furent expédiees vers l'Espagne entre 1500 et 1660. Une légende dit qu'avec tout l'argent extrait, un pont d'argent aurait pu être construit entre Potosi et l'Europe... au prix de 8 millions de morts.

A la fin du XXème siècle, la plupart des mines nationalisées sont fermées. Pour éviter le chomage, certaines d'entres elles ouvrent sous la forme de coopératives : Chaque mineur travaille pour son propre compte ou par petit groupe. Chacun pour soi... Ainsi l'exploitation de la mine à Potosi est complétement desorganisée. Aucun investissement n'est mis en oeuvre pour améliorer la rentabilité ou les conditions de travail qui restent identiques aux siècles derniers. De même, l'espérance de vie d'un mineur n'a pas changé : 45 ans. Certains évoquent même le travail des enfants dans les mines...

En bons touristes que nous sommes, nous profitons donc de notre halte à Potosi pour visiter les mines et voir les conditions de travail des mineurs. Nous ne serons pas décus...

Pour descendre dans les galeries, nous nous équipons de pantalons, vestes, bottes, casques et lampions ainsi que d'un foulard pour nous protéger des gazs toxiques et de la poussière de silice. Bien mieux équipés que les mineurs eux-mêmes qui y passent pourtant plus de 8 heures par jour...

P1030579

Sur le chemin, nous faisons une halte aux marchés des mineurs. Il est de coutume que les touristes visitant cette mine encore en activité, offrent en cadeaux aux mineurs rencontrés feuilles de coca, alcool presque pur (96 degrés), rafraichissements, cigarettes... et même de la dynamite, mèches et détonateurs en vente libre dans les commerces de la ville.

P1030574

La visite commence...L'entrée de la mine se fait à 4 200 m... Au passage, une belle vue sur Potosi et sur le Cerro Rico.

P1030596 P1030594

Nous parcourons des galeries noires, étroites et boueuses qui ne permettent pas de se tenir debout - et nous cognons la tête à plusieurs reprises. Lors des passages des wagons remplis de minerais et poussés à la force des bras par des adolescents, nous nous plaquons contre les parois. Plus nous descendons dans les labyrinthes de la mine, plus il fait chaud (plus de 30 degrés). L'air se raréfie. Les foulards ne sont pas suffisants pour nous éviter de respirer la poussière et les gaz toxiques. A certains endroits, la progression s'effectue a 4 pattes en se laissant glisser ou en descendant par des échelles en bois mal ajustées. La mine est un véritable gruyère et à plusieurs reprises, nous nous retrouvons nez a nez avec des trous béants de plus de 15 mètres.

Un peu plus loin, notre guide engage une discussion avec un des mineurs. Abruti par son labeur et ses joues remplies de feuilles de coca - ce qui lui evite de faire la moindre pause dejeuner et anesthesie les douleurs provoquees par la tache - nous avons du mal à discerner les quelques mots échangés. Il ne cesse d'extraire les minerais pendant la discussion. Chaque minute compte pour effectuer le quota de kg de minerais par journée et sortir au plus tôt de cet enfer. Plus loin encore, nous arrivons à l'endroit de déchargement des wagonnets. Les sacs de cuirs sont remplis à la pelle puis remontés à la surface.

P1030617 P1030626

P1030619 P1030600

Nous découvrons par ailleurs les croyances des mineurs, dont la cosmogonie s'est maintenue au côté de la religion chrétienne. Le mineur nous faisant la visite nous indique que les hommes, une fois dans la mine, ne croient plus qu'en un dieu : Tio Supay, protecteur de la mine. Nous en croisons plusieurs représentations lors de la visite ; il s'agit d'une poupée qui ressemble à un diablotin à cornes. Dans les entrailles de la terre, les mineurs se sentent plus proches du diable que de Dieu, nous dit le guide.

A chaque entrée et sortie du Cerro Rico, les mineurs lui rendent hommage en déposant cigarettes, alcool et feuilles de coca. 

El_Tio

Nous sommes restés environ 2h dans ces galeries sombres et profondes. En remontant à la surface, c'est le soulagement : nous retrouvons la lumière, une température agréable et surtout l'oxgène. Poussiéreux, la gorge irritée, nous sommes choqués et exténués par cette visite. Le retour dans la ville avec sa belle architecture coloniale et ses facades aux multiples couleurs tente de nous faire oublier cette expérience éprouvante mais il nous faudra plusieurs heures pour nous remettre physiquement...Cette expérience, les conditions de travail et l'exploitation de cette mine par les Européens à l'époque nous laissent encore pensifs... 

   P1030633

En lien, voici un article très interessant sur les mines de Potosi (histoire, fonctionnement et actualités) paru dans le Figaro en octobre 2007 que nous vous invitons à lire:

http://www.lefigaro.fr/temp/2007/03/02/04012-20070302ARTFIG90049-en_bolivie_l_appetit_de_la_chine_a_reveille_les_mines_de_potosi.php

Et pour un apercu des conditions de travail de ces mineurs, voici une video retracant une visite dans les mines de Potosi comme nous l'avons vécue :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/mines%2Bde%2Bpotosi/video/x4pd9k_mines-de-potosiboliviebolivia-potos_travel

Posté par Pierre et Olivia à 22:50 - 3. Bolivie - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 avril 2008

Incahuasi ou l'île aux trésors...

En ce jeudi après-midi, nous nous convaincons une fois de plus que l'aventure est au coin de la rue... Nous préparons donc nos fières goélettes la Niña (Olivia) et la Pinta (du francais pinte, confiée à Pierre) pour un voyage vers l'ouest, à la recherche d'un passage vers une île perdue pleine de richesses. Demain, ce sera donc vendredi, et la vie sauvage des grandes traversées...

P1030502

Sentant l'appel du large, nous prenons à droite au coin de la rue... Après 30 lieues dans un estuaire sablonneux, nous approchons de la grande mer blanche et salée d'Uyuni. Rares sont les navigateurs ayant tenté de naviguer plein ouest sur de frêles goélettes d'à peine 3 ou 4 tonneaux (de bière, de viande séchée et de polenta...). La navigation est réputée dangeureuse et l'orientation difficile : aucun point de repère sur cette immensité blanche, des boussoles déboussolées par la concentration en plomb et lithium (1/3 des réserves de la planète) de la mer, des sextans inexploitables en plein jour sur ce grand miroir immaculé...

P1030482 P1030356

P1030490 P1030537

Faisant confiance à notre instinct et aux découvertes des Anciens (elle est ronde !) nous nous engageons sans crainte vers l'inconnue. D'après nos calculs nous devrions croiser Incahuasi (l'île du pecheur) après 5 heures de navigation. A plusieurs reprises Olivia, du haut de sa vigilence, annonce la terre ferme, tantot à tribord, tantot à babord... Que nenni ! Ce ne sont que mirages et illusions pour nous perdre. Mais nous gardons le cap... Et nous faisons bien ! Après 5h30 l'île apparait enfin, face à nous. Minuscule (comparable à l'île de la cité) au milieu de cette étendue blanche et plate de 12 000 km2 (superficie de l'île de France)...

P1030517

P1030380

P1030519

Lorsque nous abordons, nous tombons nez à nez avec de gentils habitants qui nous offrent le gîte. Ils nous paraissent aimables, serviables voire chaleureux une fois partagée un peu de la bière que nous apportons. Par un heureux hasard nous constatons qu'ils parlent la langue du royaume de Castille qu'Olivia connait pour avoir voyagé autrefois dans ces contrées. En son honneur et parce qu'elle appercut l'île la permière, nous appelons nos nouveaux amis, habitants de l'île Incahuasi : Boliviens.

Nous profitons d'un coucher de soleil magnifique et engloutissons goulument soupe, polenta et biscuits. Nous remettons au lendemain l'exploration de l'île et la recherche de ses trésors. A notre réveil, nous en faisons le tour, gravissons jusqu'à son point le plus haut. Point de trésor mais des cactus millénaires par milliers...

P1030422 

P1030521

Où est l'Eden promis ? Pas d'eau, des températures largement négatives la nuit, pas la moindre trace d'or ou d'argent... Après plusieurs heures à courrir l'île nous nous faisons une raison. Mais nous rappelant nos poésie de CM2, nous nous remémorons soudain ce bon vieu laboureur qui disait à ses enfants :

"Pédalez, prenez du plaisir

C'est la forme qui manque le moins."

Nous n'oublierons jamais ces deux jours à pédaler sur le salar, le sentiment de liberté unique éprouvé, l'horizon sans limite...

Et de conclure : "le voyage est un trésor..."

P1030498  P1030511

Posté par Pierre et Olivia à 23:11 - 3. Bolivie - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 avril 2008

Magnifique Sud Lipez

Une fois franchie la frontiere bolivienne nous choisissons de prendre le bus jusqu'a Tupiza. Jolie ville tranquille du sud de la Bolivie, au porte du Sud Lipez.

P1020946

P1020940 P1020953

Tupiza et son ecrin de montagnes rouges

Mais qu'est-ce donc que le Sud Lipez ? Il s'agit de la partie la plus australe de l'altiplano bolivien, dans la province de Potosi. Cette region qui se situe a plus de 4000m est extrement aride, froide et venteuse, toute proche du desert d'Atacama chilien (repute le plus aride du monde, les experts pensent qu'il n'a recu de pluie depuis 4 siecles). Elle compte environ 5000 ames pour une densite de 0.3 hab/km2. Autant dire que ceux-ci jouissent d'un espace immense mais pas de l'electricite (les panneaux solaires font depuis peu leur apparition). La region est reputee pour la beaute de ses lagons (verts, blancs, rouges, etc.) ses deserts, montagnes et volcans a plus de 6000m, ses geysers, ses flaments roses, vigognes, lamas, etc.

Pour les amis cyclo-touristes de passage sur ce blog, il est possible, bien motives, equipes contre le froid et le vent et remontes comme une pendule, de traverser ces 500 km depuis San Pedro de Atacama jusqu'a Uyuni. Les informations sur les rares points d'eau, endroits abrites et indications n'etant pas facilement disponibles nous relayons ici celles donnees par deux cyclo francais (merci a vel'harmonie dont les coordonnees sont indiquees en tete du fichier joint) :

feuille_route_lipez

carte_lipez

En ce qui nous concerne, la perspective d'un salar recouvert d'eau (ce qui ne sera finalement pas le cas de justesse), le vent et le mauvais etat de la route nous auront fait passer notre tour pour cette fois. Nous choisissons la version luxe en 4x4...

Petit apercu en images - ca se passe de commentaire :

P1020967

P1020957 P1020959

P1020993

P1020996 P1030034

P1030060

P1030063 P1030098

P1030132 P1030144

P1030187 P1030171

P1030205

P1030258 P1030261

photo_arbre

P1030248

Notre periple de 4 jours et 3 nuits avec les Sebastien Loeb (Marco) et Maite (Sonia) boliviens nous aurons permi de parcourir 1250 km dans des paysages grandioses et uniques, en compagnie de Melanie (je bosse mon suisse-allemand) et de Nicky (australienne). L'aventure se termine par la traversee du celebre Salar d'Uyuni.

P1030435

P1030444

Mais que vois-je ? Point d'eau sur le salar ? Mais alors nous pouvons le parcoucir a velo ? Youpi !

A suivre...

P1030440 P1030427

Posté par Pierre et Olivia à 23:15 - 3. Bolivie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 avril 2008

Goodbye Argentina !

Ca y est !!! Nous venons d'atteindre la Quiaca, ville frontière entre l'Argentine et la Bolivie.

P1020903 P1020904

Plus de 5 000 km nous séparent d'Ushuaia, notre point de départ à vélo. Nous aurons parcouru plus de 4 000 km avec nos petites reines, soit plus des 4/5 du trajet. Pas mal pour les néophites que nous sommes.

P1020902

Nous voilà maintenant à plus de 3 500 m d'altitude. Nous resterons haut perchés pendant au mois 1 mois, l'altiplano bolivien variant entre 3 000 m et 5 000m.

Les 5 jours de vélo entre Salta et la frontière bolivienne furent plutôt spectaculaires en terme de route, de paysages et de climats !

Tout d'abord la route : Salta est à 1 200 m d'altitude. La Quiaca est à 3 500 m d'altitude. Soit un dénivelé positif de 2 300m que nous parcourons en 5 jours dans la magifique quebrada de Humahuaca (patrimoine mondial de l'humanité, même si nous n'avons pas besoin de cette reconnaissance pour apprécier la paysage). En photo souvenir, voici le point le plus haut que nous avons pour l'instant atteint : 3 780 m ! Des cacahuètes pour la suite en Bolivie...

P1020858

Ensuite le temps : Adieu petits T-shirt et cyclistes courts ! Le premier jour, nous partons de Salta sous la pluie battante. Heureusement sur notre parcours, nous rencontrons un poste de police. Petite discussion avec le policier, bien surpris de voir des vélos passés sur cette route (corniche entre Salta et Jujuy), le temps que la pluie se calme. Malheureusement, pas de répis pour nous. Ce jour-là, il a plu non stop jusqu'à notre arrivée à Jujuy.

P1020691

Les jours suivants seront menacants mais sans pluie. En revanche, avec l'altitude les températures rafraichissent beaucoup. Notamment le soir, quand les rayons du soleil ne sont plus assez puissants pour nous réchauffer. Cela change des soirées que nous avons connues les 3 derniers mois à cuisiner ou discuter dehors... Nous préférons donc délaisser la tente et profiter des hotels, auberges un peu plus confortables et surtout un plus chauds que notre carpette.

P1020881

Enfin, les paysages : Nous en voyons de toutes les couleurs ! Du vert pour les patures ou les vallées humides et luxuriantes, du rouge, jaune et ocre pour la roche, du blanc pour les sommets enneigés...

P1020686

Amazonie ?

P1020694

Long is the road...

P1020693

Fière allure.

P1020834

En route vers les sommets...

P1020839

Le petit canyon ?

P1020701

Le petit cheval dans la prairie...

 

P1020780

Quebrada de Humahuaca 1...

P1020781

Quebrada de Humahuaca 2...

P1020753

Quebrada de Humahuaca 3...

P1020713

Quebrada de Humahuaca 4...

P1020723

Quebrada de Humahuaca 5...

P1020704

Nice is the road...

P1020828

Cactus versus neige !

P1020849

Peinture acrylique sur montagne

C'est une véritable palette d'artistes et les villages que nous traversons ne sont en pas en reste, notamment Tilcara et Humahuaca.

P1020825

P1020747

Les pauses dans les villages sont également bien appréciées pour reprendre quelques forces. Nous n'hésitons pas á faire le plein de fruits et légumes et Pierrot se régale avec une tortilla (pain rond et fin toasté) achetée dans la rue.   

P1020816

P1020770

L'aventure se poursuivra désormais en terres boliviennes... Nous avons choisi de partir par Villazon et Tupiza et effectuer le magnifique voyage dans le sud Lipez en 4x4. Temps incertain et eau sur le salar d'Uyuni en cette fin de saison des pluies nous invitant à être prudents...

A suivre...

Posté par Pierre et Olivia à 00:11 - 1. Argentine - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 avril 2008

Easy Riders, Hard Riders...

P1020762

A tous nos amis motards, une petite photo pour inviter au voyage.

Ceux que nous avons rencontres etaient toujours sympathiques et heureux de leurs aventures...

...le plaisir de pedaler en moins bien sur !

A vos motos, prets, partez...

Posté par Pierre et Olivia à 00:18 - Speciales dedicaces - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 avril 2008

Bonjour les cousins d'Argentine !

Arrivés à Salta, nous faisons une petite pause d'une semaine pour nous reposer, ce que nous ferons peu finalement : au programme visite de cette riche cité, vérification des "bici" et rencontre avec nos lointains cousins...

Pour une fois le temps est maussade (pluie et gros nuage). Il l'est en fait depuis janvier (micro climat salteno et saison des pluies obligent) et le restera jusqu'à notre départ. Nous en avions perdu l'habitude, ce qui ne nous empêchera pas de profiter des charmes de la ville.

Nous commencons par faire un petit tour du propriétaire et notamment du centre ville et des environs. Salta est riche en histoire et en architecture colonniale.

Salta Le Jour

P1020569 P1020562 P1020554

P1020561 P1020571 P1020567

Salta La Nuit

P1020611 P1020613 P1020616

P1020608 P1020645

C'est également l'occasion pour nous de faire un check up global de nos vélos. Cela tombe à pic : le pneu avant d'Olivia vient de crever, plus d'infleador (pompe), et vitesses un peu "rouillées" ; et nous n'avions plus de roue de secours... Nous allons donc voir Ramon, un petit gars bien sympathique qui travaille dans une bicicleteria (boutique de vélo) et que nous avons contacté via les adresses de casa de ciclista. Une casa de ciclista est une maison tenue par un passionné de vélo et qui accueille à titre gratuit (mais sans aucun doute avec un retour de la générosité de ses hôtes) des cyclotouristes en voyage. Pas de chance pour nous, nous l'avons contacté trop tard...Plus de place pour nous... Les vélos réparés, nous sommes maintenant d'attaque pour parcourir la Bolivie et son altiplano à 3 000m / 4 000m sur des pistes cahotiques.

Mais surtout, Salta sera pour nous l'occasion de rencontrer et de passer quelques jours en compagnie de nos cousins bien lointains, Adriana et German qui habitent San Lorenzo, une bourgade toute proche de Salta et réputée pour sa nature préservée.

P1020657 P1020658

Je dis "nos" cousins car pour ceux qui ne le savent pas encore, les 2 cyclos sont également cousins éloignés. Olivia comme Pierre font en effet partie de l'association Geneau de Lamarlière... Ca fait prestigieux comme cela mais il ne s'agit que d'une association familiale créée à la fin du siècle dernier et regroupant les descendants d'un laboureur du XVIIIème siècle : Augustin Geneau de Lamarlière (quelques milliers de membres à travers le monde tout au plus). Nous avons donc un arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière (André j'en oublie ?) grand-père en commun, comme beaucoup de lecteurs de ce blog d'ailleurs. Seulement pas de chance pour vous, il n'y pas d'association familiale pour vous prouver par A+B les liens de parentés...

C'est un peu pareil pour Adriana et German. Mais comment un cousin Geneau peut-il être argentin ? L'arrière grand-père d'Adriana a tout simplement traversé l'Atlantique à la fin du 19 ème siècle. Mais finalement peu importe le degré de parenté... Sans l'association Geneau de Lamarlière, nous serions passés à côté d'une très belle rencontre.

Nous avons passé de très bons moments en compagnie d'Adriana et de German. Que ce soit autour de l'asado familial du dimanche ou encore à l'heure du thé alors qu'il pleut toujours dehors, nous discutons de l'association et de nos liens de parenté pas toujours faciles à comprendre. C'est également l'occasion pour nous de mieux comprendre la vie en Argentine : tous les sujets y passent, depuis la crise argentine de 2001, jusqu'au conflit actuel entre les agriculteurs et le gouvernement, en passant par l'éducation scolaire, le régime politique, la chirurgie esthétique de Christina, etc...

Pour conclure,  UN TRES TRES GRAND MERCI A ADRIANA ET GERMAN POUR LEUR HOSPITALITE. Nous espérons pouvoir les accueillir aussi chaleureusement en France s'ils sont de passage chez nous. A ce qu'il paraît, la région du Nord est en ce moment à la mode...

P1020672

Posté par Pierre et Olivia à 16:10 - 1. Argentine - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1