21 avril 2008
Pour les petits et les grands...
Il parait que les animaux ont la cote aupres des petits. Petit quizz ludique en forme de dedicace a tous nos chers filleuls, neveux, nieces, cousins, petits cousins, amis, etc... Mais aussi pour les grands qui auraient conserve leur ame d'enfant et qui passeraient par ici...
Associez les noms et les photos d'animaux suivants, rencontres recemment au cours de notre periple :
a - Condor
b - Cochon
c - Ane
d - Lama
e - Vigogne
f - Flamant rose
g - Touristes
h - Autruche sud-americaine (Nandu)
Reponses au cas ou (en allant de gauche a droite et de haut en bas) : b - h - g - f - d - a - c - e
PS : notre appareil ne nous permet pas de photographier d'aussi pres condors et vigognes (tres sauvages). Credits photos indiques sur les images...
05 avril 2008
Easy Riders, Hard Riders...
A tous nos amis motards, une petite photo pour inviter au voyage.
Ceux que nous avons rencontres etaient toujours sympathiques et heureux de leurs aventures...
...le plaisir de pedaler en moins bien sur !
A vos motos, prets, partez...
09 mars 2008
La bicyclette et le 6ème sens...
Quand nous avons annoncé notre intention de partir 6 mois à vélo à travers l'Amerique du Sud, les réactions furent bien sûr... enthousiastes ! Nous lisions cependant dans les regards presque toujours perplexes du plus grand nombre : l'Amerique du Sud - très bien ! mais pourquoi diable à vélo !
Je ne parle pas de ceux, assez nombreux finalement, qui furent assez francs (merci à eux) pour nous dire : "mais vous êtes fous... pourquoi en baver quand vous pouvez aussi bien partir sac au dos, ce qui vous permettrait par ailleurs de visiter PLUS de pays, de découvrir PLUS de contrées, en vous "fatiguant" MOINS..." Et c'est vrai qu'en changeant de mode de transport, s'offraient à nous les plages et la culture brésiliennes, le carnaval de Rio, les chutes d'Iguazu, l'Equateur ou bien encore, pourquoi pas, d'autres continents...
Il y avait enfin ceux qui doutaient de la faisabilité même du projet et de la force de nos mollets, et qui espéraient que Mark Twain aurait, une fois encore, raison : "Ils ne savaient pas que c'etait impossible, alors ils l'ont fait".
A ces perplexités diverses - et diversement exprimées - nous ne pouvions que répondre (espérer) que notre choix était guidé par l'intuition que notre voyage serait ainsi... différent. Je ne dis pas "meilleur" ou "plus beau", autant de qualificatifs qu'en matière de voyage et d'expériences humaines il serait bien vain d'employer, mais bien different, ou encore nouveau pour nous, et finalement, assez proche de ce que nous voulions réaliser : un bout de chemin ensemble, quelque part loin de nos habitudes ; un détour entre Paris et Lille qui nous permette de ne prendre, pour une fois, ni l'autoroute A1 et ses 220 km parcourus en 2h, ni le TGV et son heure de trajet. Je précise les temps de parcours pour tous ceux (non nordistes) qui penseraient que notre installation à Lille les dispenserait de nous rendre une visite pourtant si facile et tant espérée.
Avant notre départ, un voyage à vélo représentait pour nous notamment le triple avantage (oui je sais je suis allé à bonne école) :
- de ne pas aller trop vite. Ce que, après quelques mois a pédaler nous pouvons vous confirmer. Nos moyennes parlent pour nous : entre 10 et 20 km/h suivant l'état de la route, il est vrai jamais optimal dans ces contrées où il faut compter avec le revetement, les conditions climatiques, et le degré de la pente... Nous avons été frappé de constater comme les routes parcourues à vélo restent gravées précisement dans nos mémoires, alors que des quelques trajets effectués en bus, ne restent que quelques flashs.
- de faciliter les rencontres et les échanges tout au long de la route en suscitant la curiosité. Là encore, il ne se passe pas un jour sans que nous ne nous fassions aborder dans la rue par des Argentins/Chiliens contents de discuter quelques instants, ou autres cyclo-touristes (presque toujours Européens cette fois) avec qui nous partageons impressions et conseils pratiques. Les jours passés sur le vélo nous offrent des dizaines de coups de klaxons, de signes de la main, d'encouragements, de propositions de ravitaillements en eau/jus, et de rires au son du klaxon d'Olivia (un pouet pouet magique qui produit un effet hilarant dans 100% des fois où il est pressé) ; ou encore parfois de discussions sur les meilleurs itinéraires, les motivations de notre voyage, le changement climatique, notre pays la France, les problèmes de l'Argentine et les espérances que suscite Christina chez les plus pauvres.
- enfin, de structurer notre voyage en lui donnant du liant, un fil rouge (oui oui comme celui de Simone Garnier) qui nous fasse vivre plus intensément le bel album photo que nous étions certains de nous constituer en voyageant par ici... Bref de vivre une aventure... pas gagnée d'avance... et à 2 ! Ah oui j'allais oublier cet autre aspect : relever un défi physique et humain en partant à la conquête de la plus longue chaine de montagne du monde, sans autres expériences que celles de nos tricycles (5 ans), bicross (13 ans) et vélib (28 ans).
Bien décidés et remontés comme des pendules, restait que notre pari n'etait pas gagné d'avance... Malgré toutes ces intuitions - bien confirmées depuis donc - une chose demeurait plus incertaine que les autres : allions-nous prendre du PLAISIR à parcourir ces montagnes A VELO ? Eh oui... Car ce n'est pas tout d'aller lentement et à deux à la rencontre du monde, encore faut-il que la bicyclette ne soit pas l'occasion de 4 à 6 heures de calvaire quotidien... Et c'est bien là, à mon sens, que résidait la plus grande part de la perplexité exprimée par certains : ok pour le rythme, l'aventure et le fil rouge... mais à quel prix ? Ce qui faisait sens rationnellement, devait AUSSI être vécu avec joie...
Après quelques mois passés à pédaler sur nos chemins de traverses, je crois pouvoir répondre à cette question (et je sais Olivia partager ce point de vue) : au prix d'un intense plaisir. Alors bien sûr vous aller dire : il exagère. Il va essayer de nous faire croire que c'est facile, qu'il n'y a jamais de moments de galères ou de doutes, et finalement que tout est rose bonbon... Pas du tout. Vous imaginez bien qu'il faut parfois serrer les dents dans les montées, que quelques cris de rage contre ce "@!#! de ripio ont jailli à plusieurs reprises, ou que les voitures, plutôt que de nous encourager nous frolent parfois à nous faire chavirer.
Ne cherchant à convaincre personne, ni même à régler mes comptes avec les autres moyens de transports - "Chacun sa route, chacun son chemin", nous serons nous mêmes très heureux de partir en vacances en auto à l'avenir - voici simplement quelques impressions toutes personnelles sur ce qui me donne du PLAISIR lorsque je suis sur le vélo.
Si je cherche à synthétiser toutes mes impressions, il me semble que le voyage à vélo modifie la perception, et pour ainsi dire, exacerbe les SENS. Non non je n'ai pas maché de feuilles de coca ce midi et vous allez voir, je suis certains que vous avez déjà fait cette expérience lors de balades à vélo sur des trajets pourtant parfaitement connus parce que pratiqués de nombreuses fois en voiture, bus ou même à pied : le regard est comme neuf, nous voyons des choses ou détails que nous ne voyions plus, le trajet est différent justement (je vous l'avais bien dit).
Ce qui est évident pour la vue qui n'est altérée par aucune carosserie, vitre, voisin, etc. l'est plus encore pour le toucher. On ressent parfaitement à vélo de nombreuses sensations largement attenuées dans d'autres moyens de transport : force du vent, passage de l'ombre à la lumière, du chaud au froid, du mouillé/humide au sec, etc. Je pourrai ajouter la poussière, la fraicheur du matin et la douceur du soir mais vous aller dire que je m'emballe.
Mais ce n'est rien. Prenez l'ouïe par exemple. On n'entend presque rien lorsqu'on roule en engin motorisé (ou alors le bruit du moteur et les klaxons des autres) quand le vélo nous permet d'entendre les cours d'eau traversés, les cris des animaux que nous n'effarouchons pas, ou encore... le bruit du vent dans les rayons.
Et vous imaginez bien que c'est pareil pour l'odorat - combien de stops improvisés pour mieux caractériser une odeur apparue tout à coup : pin, lavandes, fruits (c'est comme cela que nous avons trouvé notre meilleur spot de framboises sauvages), gaz d'echappements ou pollution. Quant au goût, nous ne nous expliquons toujours pas avec Olivia que nous nous régalons chaque midi des mêmes sandwishs au jamon y queso y tomate y... mayonnesa. Oui, au risque d'enfoncer des portes ouvertes ou de paraitre onirique à certains, tout prend un goût différent à vélo...
Tout cela contribue selon moi à donner du relief (encore un peu plus) à ce voyage fait de montées abruptes sous le cagnard et sur le riprio et de descentes de plus de 10 km sans coup de pédales et face à des paysages splendides...
Mais il y a une autre source de plaisir un 'je ne sais quoi' qui vous pousse toujours plus loin. Comme une montée d'adrénaline, quelque chose de grisant qui rend la pratique du vélo... dangeureuse (pas seuleument pour les neuronnes comme le pense déjà certains) ; elle crée une forme d'addiction...
A titre de comparaison et pour ceux à qui cela parle, la pratique du vélo me fait parfois penser à celle de la course à pied. Quel plaisir prend-on à courir 20 km, ou un marathon ? Aucun, quand on ne pratique pas ce sport. On imagine plus facilement les joies qu'offrent d'autres sports : plaisirs de la glisse, du geste technique, de la maitrise d'un élement. A pied ou à vélo, peu de technique, encore moins de plaisir de glisse hormis quelques descentes... Et pourtant, lorsqu'on y a gouté, le désir de courir/rouler toujours plus, plus vite, plus loin n'est jamais très loin. Bien sur ce sentiment du franchissement d'une limite existe dans tous les sports, mais nous goûtons particulièrement cette sensation depuis maintenant 3 mois que nous pédalons... Finalement, nous pédalons beaucoup plus avec notre tête qu'avec notre corps... Ce dernier obéissant en definitive tres bien aux ordres de la première...
Et voilà le danger. Je me rememorre un neo-zèlandais croisé un soir autour d'une parilla et qui s'etonnait de la discussion de deux heures que nous venions d'avoir. Il nous disait avoir rencontré beaucoup de cyclistes au cours de son voyage (plus de deux ans) parfois incapables d'avoir une "discussion normale" (ce sont ses termes). Comme si l'horizon pourtant vaste d'un voyage à vélo s'était rétréci à celui du vélo, du bitume et des coups de pédales... Autre exemple frappant d'un américain croisé récemment et qui venait de boucler 8 mois de vélo à travers le continent américain : Anchorage - Ushuaia... 26 000 km en 8 mois ! Et de son propre aveu après avoir étalé ces chiffres et ajouté fièrement "crazy hein ?" : "nous sommes allés trop vite"...
Finalement tout ceci est assez paradoxal : loin de redouter les kilomètres, il nous faut freiner notre entrein (mais oui !) et gérer notre plaisir pour oser les détours, les pauses, les moments de respiration... Apprendre à user du sentiment de liberté intensément ressenti pour jouir quelques instants des paysages et prendre le temps des discussions et de la rencontre : voilà le réel défi de ce voyage... Est-ce cela le 6eme sens ?
Comme je le dis souvent, au propre mais plus que jamais au figuré : "Le but est dans le chemin" (J. Bodin)
17 février 2008
Hommage (mitigé) a Monsieur Mac Adam
Tous les cyclotouristes seront d'accord avec moi pour ce petit hommage a Monsieur Mac Adam, Ecossais qui a inventé le fameux macadam, cette route bien lisse et bien agreable apres des kilometres de ripio (pistes caillouteuses) !
Eh oui, le ripio, c'est un peu comme le powerplate puissance 10 (même si je n'ai jamais essayé le powerplate, vous savez, cette nouvelle machine qui fleurit dans tous les centres de fitness dont le principe est de se muscler par vibrations). Sur le ripio, c'est pareil, tout vibre ! Les velos souffrent et perdent des vis (nous sommes obliges de les verifier tous les jours ) et nos corps subissent une veritable torture si nous avons le malheur d'aller un peu trop vite. Lorsque le vélo s'arrete, les effets secondaires apparaissent : problemes nerveux dans les bras et petits doigts qui se bloquent...
Le ripio ne facilite pas notre avancée : gravier profond ou sable dans lequel s'enfoncent nos velos, petites vagues formées par le passage des voitures qui ressemblent à de la vraie tole ondulée quand nous roulons dessus, gros cailloux à éviter dans les montées pour ne pas s'arreter net, sans compter la poussière qui nous couvre la peau à chaque passage de voitures ou camions...
Mais le ripio n'a pas que des inconvenients : les routes non pavées sillonnent generalement dans des endroits beaucoup plus sauvages, les voitures y roulent beaucoup moins vite que sur l'asphalte et sont beaucoup plus consiliantes avec nous (nous motivent dans les montées, respectent les distances avec les vélos, voire nous propose un ravitaillement d'eau !). Bref l'autoroute c'est bien pour aller vite mais les effets secondaires sont parfois non negligeables sur le charme des contrées traversées...
La reussite de notre voyage passe donc par un savant dosage entre ripio pour le cote aventure et asphalte pour le repos du guerrier...
Pour la petite Histoire, le macadam a été créé en 1815. Son principe est de procéder en couches successives a des cailloux de plus en plus petits : de gros éléments sont placés à la base, pour assurer la solidité, puis de plus petits pour combler les vides, et enfin, en surface, une couche de materiaux finement concassés puis compactés vient fermer l'ensemble (nous pouvons le confirmer avec les nombreux travaux que nous avons croisé sur la careterra australe et les passages plus ou moins difficiles selon l'avancement des travaux). Aujourd'hui, les chaussées macadamisées sont asphaltées (revêtues de béton de bitume ou de goudron) qui donne cet aspect lisse.
30 janvier 2008
To Vinz...
ooooaaahh ! Bonjour c'est Johnny ! Ca c'est du calecon muuulant !
Vinz toi qui aimais ceux que je mettais pour aller courrir, tu devrais aimer celui-la...
Il y a meme une moumoute integrée pour ne pas avoir trop mal aux fesses... Mais chut, c'est un secret...
18 janvier 2008
Cerises Bon Papa et confitures Bonne Maman
Chers Bon Papa et Bonne Maman,
Nous avons bien pense a vous en nous regalant depuis quelques temps de bonnes cerises cueillies sur l'arbre... C'est l'ete en Argentine et au Chili... Nous profitons de notre hebergement en camping 4* dans les vergers pour monter dans les arbres. Cela me rappelle les parties d'escalade dans le cerisier a Hazebrouck avec les cousins. Olivia peut en temoigner j'ai de beau reste et atteint sans trop de difficultes le sommet des arbres... De son cote elle se rappelle avec plaisir les fruits cueillis a Norrent Fontes chez ses grands parents et les confitures de groseilles...
Chacun sa madelaine de Proust !
Quelques photos de notre dernier festin !
Bien a vous,
Pierre et Olivia
17 décembre 2007
Estancia
Petite dedicace a Papa (Charles) qui rêve depuis toujours de grands domaines agricoles.
Ici tu serais servi, les plus grandes Estancias s'etendent sur plus de 100.000 ha et comptent plusieurs dizaines de miliers de têtes... A perte de vue...
13 décembre 2007
To the JJ Family
Petite dédicace pour les Nantais connaisseurs des voyages au long cours...
Nous avons BEAUCOUP pensé a vous en naviguant sur le canal de Beagle...
10 décembre 2007
Dédicaces aux anciens du RCH
Les gars je suis crédible en Augustin Pichot ?
En tout cas, nous (La France) n'aurions pas pris deux enormes tolles si j'avais joué à sa place...
07 décembre 2007
The final count down
The final count down
Vidéo envoyée par Pierre-et-Olivia
Une petite dédicace à Rich et Seb ainsi qu'a tous ceux qui se souviennent du 16-2 à Lille !



































