30 janvier 2008
To Vinz...
ooooaaahh ! Bonjour c'est Johnny ! Ca c'est du calecon muuulant !
Vinz toi qui aimais ceux que je mettais pour aller courrir, tu devrais aimer celui-la...
Il y a meme une moumoute integrée pour ne pas avoir trop mal aux fesses... Mais chut, c'est un secret...
18 janvier 2008
Cerises Bon Papa et confitures Bonne Maman
Chers Bon Papa et Bonne Maman,
Nous avons bien pense a vous en nous regalant depuis quelques temps de bonnes cerises cueillies sur l'arbre... C'est l'ete en Argentine et au Chili... Nous profitons de notre hebergement en camping 4* dans les vergers pour monter dans les arbres. Cela me rappelle les parties d'escalade dans le cerisier a Hazebrouck avec les cousins. Olivia peut en temoigner j'ai de beau reste et atteint sans trop de difficultes le sommet des arbres... De son cote elle se rappelle avec plaisir les fruits cueillis a Norrent Fontes chez ses grands parents et les confitures de groseilles...
Chacun sa madelaine de Proust !
Quelques photos de notre dernier festin !
Bien a vous,
Pierre et Olivia
17 janvier 2008
Premiers tours de roues sur la carretera...
Pour changer un peu de style et ne pas vous refaire le coup du roman d'aventure qui tient (pas du tout ?) en haleine, nous vous proposons quelques aphorismes pour vous conter notre periple depuis Villa O'Higgins jusqu'à Cochrane, soit environ 250 km...
Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas...
Les villages de pecheurs sont magnifiques sous le soleil couchant.
Expert comptable a Tortel... Prometteur ?
Les montagnes sont russes au Chili.
Les pieds dans l'eau... la tête... aussi !
La plage, les feux de bois, de joie, tout est là...
Vélo, bateau, auto, tout est bon pour avancer.
Aïe ! J'ai bobo à l'epaule...
La pluie e(s)t le beau temps ?
Ce qui pourrait donner en images (plus de photos dans l'album) :
Conclusion : Tout va pour le mieux. Olivia s'est fait un bobo à l'epaule mais rien de grave (rien de casser, juste un bel hématome). Nous avons sympathisé avec des Chiliens qui partent en pick up demain pour le nord, nous allons faire un bout de chemin avec eux en attendant que cela passe. Reprise du vélo a priori dans 3/4 jours...
Pierre et Olivia
PS : vous allez dire que nous nous répétons mais nous les apprecions tellement : MERCI pour vos commentaires, mails, etc. C'est un peu Noel a chaque connexion internet lorsque nous en prenons connaissance... Que de bonnes nouvelles en plus !
Dernier aphorisme pour la route : un commentaire vaut dix kilomètres...
15 janvier 2008
El Perito Moreno
Une fois n'est pas coutume, ce message ne vous racontera pas l'histoire de deux jeunes nordistes dans les Andes. Point de belles photos de montagnes, de parcs naturels ou encore de ciels nuageux, mais plutot l'histoire d'un Argentin hors du commun... Au fond c'est bien plus interessant et passionnant. Quand les petites histoires font place à l'Histoire...
J'aurais pu choisir la vie de San Martin, liberateur du pays, l'histoire des dictatures ou la naissance de la nation argentine, mais je crois que ce qui m'a le plus marqué dans ce que j'ai lu de l'Histoire de ce pays, c'est la vie de cet homme. Sa passion originelle pour la nature ne le predisposait pas à jouer un rôle aussi important pour son pays mais ses qualités, son esprit visionnaire et les circonstances ont rendu sa destinée singulière... Je me suis souvent fait la reflexion en lisant a son sujet, que j'avais encore realisé bien peu de choses à presque 30 ans, quand lui avait déjà entrepris et decouvert tant... Mais c'est souvent le cas lorsqu'on se frotte aux Grands Hommes. Ils nous aide a rester modeste... et quelques fois nous donnent un coup de pied aux fesses ? En suivant sa passion et des idees simples, cette homme a beaucoup accompli.
Cette petite biographie me permet par ailleurs d'aborder une periode de l'Histoire de l'Argentine et un aspect important des pays que nous traversons depuis plus d'un mois : l'esprit pionnier.
Ci dessous donc, et pour ceux que cela interesse, un petit resume de la vie du Perito Moreno qui a donné son nom a nombre de rues, villes, glacier, parc naturel. D'apres un livre de Jac Forton : La Patagonie et la Terre de feu.
De son vrai nom Fracisco Pascasio Moreno il nait a Buenos Aires en 1852. Des son enfance il s'intresse aux sciences de la terre et realise de nombreuses collections de pierres et d'os d'animaux (jusque là rien de fou vous en conviendrez), à tel point que son père lui construit deux grandes pieces pour les classer et les exposer. A 20 ans, il publie son premier essai scientifique.
Il commence a s'interesser paticulierement a la Patagonie et a son piemont andin. Son reve : creer un musee de Patagonie. Entre 1874 et 1880, il realise plusieurs expeditions sur la cote atlantique de la province de Santa Cruz, et à Barloche sur le Lago Nahuel Huapi (visite de tout cela prevu dans le mois qui arrive nous concernant). En 1876 il remonte le rio Santa Cruz depuis l'ocean jusqu'au lac qu'il baptise d'Argentino le 14 fevrier 1877. Il decouvre une momie au lieu dit Cueva Zalichu et la fait exposer dans son musee. Il parcourt a cheval toute la region du lac ainsi que tous ses bras jusqu'a leurs extremites (il a environ 25 ans). Il remonte ensuite le lago Viedma et apercoit au loin le Cerro Chalten (cf album photo) qu'il prend pour un volcan et baptise Fitz Roy.
En 1887 son musée est déménagé a La Plata sur la cote atlantique et baptisé Musee anthropologique et archeologique , il en devient bien sur le directeur, avec comme objectif "non seulement montrer, mais eduquer et rechercher" (precurseur pour l'epoque).
En 1896 surgit le probleme des limites frontalieres avec le Chili dans la region des Champs de glace Sud, c'est-a-dire pres du Lago Argentino. Moreno accepte de devenir l'expert (el Perito, d'ou son nom) pour la partie argentine. Ses talents de diplomate lui permettent d'organiser une reunion des présidents des deux pays sur le detroit de Magellan, mais sans resultat. Finalement, ses travaux et ses propositions sont presentés au gouvernement britannique, choisi comme arbitre par les deux parties (étonnant cette histoire plutot que de se faire la guerre... un exemple rare a mon sens ou deux pays n'ont pas fait d'un problème territorial un motif de guerre). Les decisions rendues par le roi anglais (Edouard VII je crois) reprennent une bonne partie des propositions de Moreno. L'arbitre anglais en charge du dossier dira que l'Argentine doit beacoup à la bonne connaissance du terrain de Moreno et à son esprit de conciliation.
En reconnaissance, le Congrès lui donne 25 lieues de terres en region de Neuquen. Le 6 novembre 1903 il en donne trois a la province pour la creation d'un Parc naturel à ouvrir au public. C'est l'embryon du système fédéral des aires naturelles protogées et la raison du choix du 6 novembre (mon anniversaire, c'est un signe...) comme Jour national des Parcs naturels en Argentine.
Une fois rentré chez lui, c'est-a-dire dans son musée interactif avant l'heure (je passe sur ses nombreux écrits scientifiques sur la region, la geologie, etc.), le Perito Moreno se lance dans les actions sociales dont les plus connues sont les cantines maternelles pour mères celibataires en 1905 et une association qui travaille avec les enfants des rues. En 1912 il fonde une école du soir pour adultes, et dans la foulée, une Ecole pour Cendrillons qui consiste en l'education a domicile par des institutrices des femmes qui ne peuvent quitter leur foyer.
Il meurt en 1919 à Buenos Aires. Son corps est transféré sur l'ile de la Centinela sur le Lago Nahuel Huapi. En hommage, les bateaux font sonner leur sirene chaque fois qu'ils passent a proximite.
12 janvier 2008
Joindre les deux bouts !!!!
Apres quelques balades à El Chalten, c'est sous un ciel bleu mais une température glaciale (il a gelé dans la tente) que nous enfourchons nos velos. Derrière nous, nous laissons le Fitz Roy et ses aiguilles pour découvrir d'autres montagnes enneigées, une vallée verdoyante et rouler le long des cours d'eau à la couleur laiteuse ou turquoise. Une pure merveille !
Direction la frontière argentino-chilienne pour ce qui s'avère être probablement le passage le plus difficle d'accès entre les 2 pays. Les voitures ne peuvent passer... Après l'avoir vécu nous comprenons pourquoi !
Apres quelques kilomètres de piste bien agréables, nous prenons une petite embarcation de la gendarmerie pour traverser un lac tout en longueur (el lago Desertio). Nous plantons la tente dans un cadre tres sauvage et profitons d'un feu de bois de l'autre côté de la rive avec 4 autres cyclistes que nous avons déjà rencontrés auparavant à El calafate. En prime, une vue magnifique sur le massif du Fitz Roy / El Chalten complétement dégagé.
Le lendemain est nettement moins idyllique ! Nous empruntons un sentier de randonneurs... à vélos ! Plus de 4 heures d'embuches pour à peine 8 km de route. Il aura fallu traverser des ponts casses, mettre les pieds voire les mollets dans la boue, enjamber des troncs d'arbres jonchés par terre, pousser les velos un par un dans les montées pleines de bosses et de boues, enlever les sacs, remettre les sacs, porter les velos... Pour enfin arriver à la frontiere Chilienne ! Bref une belle aventure...
La route chilienne s'avere ensuite un peu plus facile. Une longue piste tout en descente dans la forêt avec vue sur le lac O'Higgins. Un bijou...sauf que la boue et la saleté ont usé nos freins et que la piste caillouteuse très pentue nous oblige quelques fois a regarder davantage nos roues que le paysage ! C'est donc avec precaution que nous nous rapprochons du poste frontalier chilien pour ensuite planter notre tente au bord du lac à Candelario Mansillo. Le bateau pour arriver de l'autre coté du lac, à Villa O'Higgins (dernier village de la carretera australe) ne part que le lendemain vers 11h (deux fois par semaine, nous avions un peu calculé...)
Embarquement le lendemain matin sur le bateau avec un petit détour par le glacier El campo del Sur avec en prime un petit whisky avec glace millénaire ! Rien de tel pour requinquer un Pierrot un peu malade par la houle. La traversée et la visite du glacier auront duré 8h. Nous arrivons le soir à l'embarcadère de Villa O'Higgins accueillis par une pluie battante, il nous faut parcourir a une vitesse record les 8 km jusqu'á la ville...
Ca y est ! fin de la piste. Grace a cette traversée un peu compliquée nous rejoignons la fin de la carretera australe, route numero 7 chilienne, mythique comme la route 40 en Argentine, la route 66 aux Etats-Unis ou la route nationale 7 en France. C'est le début d'une autre aventure, celle de notre remontee vers le centre du Chili...
A suivre...
PS : les photos d'El Chalten sont dans l'album Los Glaciares. L'album Carretera Australe demarre avec notre depart d'El Chalten.
PPS : pour ceux que cela interesse nous avons mis à jour le fichier Excel sur les distances parcourues dans la rubrique Notre itineraire
10 janvier 2008
Fitz Roy, El Chalten : deux noms, une beauté
En indien Tehuelche, El Chalten signifie "la montagne qui fume". A tel point que Perito Moreno, pionnier argentin, la prit pour un volcan... Et c'est vrai qu'elle fume un peu cette montagne...
Durant les deux jours que nous avons passes a El Chalten, nous avons randonne dans la partie nord du parc National Los Glaciares. Les vues sur la chaine El Chalten (nous preferons le nom indien au nom anglais Fitz Roy) ou encore le Cerro Torre, si elles ne furent pas completement degagees nous ont laisse de fortes impressions. L'altitude de ces chaines est moyenne (3405m pour El Chalten), mais leurs parois abruptes en font des sommets redoutés des alpinistes... et des premiers aviateurs francais de l'Aeropostale qui ont assure des liaisons Argentine - Chili. Ils ont d'ailleurs laisse leur nom a nombre des aiguilles de ces chaines et c'est avec emotion qu'on se rememore ici leurs exploits racontes par Saint Exupery.
Le village d'El Chalten, recent mais en plein developpement touristique du fait de la proximite avec ces beautes, nous a plu par son cote pour le moment preservé. Le contraste avec El calafate est frappant... Ici, point de bus de touristes ou de beaux magasins, tout juste de quoi se ravitailler pour les prochaines etapes vers le Chili...
Direction la carretaera australe, soit la route numero 7 chilienne qui s'enfonce vers le sud du chili depuis Puerto Montt, jusqu'au cul-de-sac de Villa O'Higgins que nous esperons rallier dans quelques jours grace a nos bicyclettes... Ce qui est en effet impossible aux voitures, s'offre aux randonneurs et cyclistes courageux...
A suivre...
06 janvier 2008
Holiday on ice
Apres 4 jours passés à pédaler, nous avions bien besoin d'un peu de vacances... La ville d'El Calafate, 100% touristique et sans grand intéret culturel, offre cependant un cadre agreable a la villegiature... La proximite du glacier Perito Moreno (une parmi les nombreuses 8eme merveille du monde... cf. album) ainsi qu'un camping charmant dans un verger (ici c'est le temps des cerises mangés sur l'arbre) nous ont permis quelques jours de farniente bien agreables, un peu vite passes.
Nous n'avons pour ainsi dire pas entendu parler de bicyclette (sinon pour quelques menues reparations et discussions avec d'autres cyclo-touristes). Nous nous appretons a reprendre la route de l'aventure a compter de demain. Direction El Chalten, point de depart des randonnées vers le Fitz Roy et autres Aiguilles Mermoz, Guillaumets et St Exupéry... Nous serons moins temeraires que nos chers compatriotes et nous contenterons de quelques randonnees d'une ou deux journees...
Nous prendrons ensuite le chemin de la carretera australe, route chilienne qui s'enfonce vers le sud du pays. Nous commencerons par son point le plus austral - fin de la piste, et remonterons vers Puerto Montt au Nord (environ 1000 km parmi les plus beaux voyages a velo). Pour cela il nous faudra passer la frontiere certainement la plus difficile d'acces entre les deux pays... Recit a suivre...
Les "villes" croisees ne nous permettront peut etre pas de vous donner des nouvelles aussi régulièrement que précédemment... Pas d'inquietudes !
Nous pensons bien a vous tous. Encore merci pour vos messages...
03 janvier 2008
A bout de souffle...
Pour les gens pressés : TOUT VA POUR LE MIEUX !!
Pour les autres, petit récit de notre parcours à velo des derniers jours (details des etapes dans la rubrique itineraire). Nous remplacerons par la prose les photos perdues dans l'appareil photo volatilisé (nous venons d'en racheter un et vous promettons des photos pour les prochains messages...)
Encore imprégnés des images du Torres del Paine et après avoir fait le plein de nourriture pour 4/5 jours - temps que nous estimons mettre pour rallier El Calafate (Argentine) depuis Puerto Natales (Chili) - nous reprenons sans attendre notre periple sur le bitume... Très heureux de retrouver nos belles bicyclettes délaissées depuis quelques temps, nous partons sous un beau et froid soleil vers 6h du matin le 30 décembre. Nous savons que nous serons probablement au milieu de nulle part pour réveilloner, ce qui nous enchante...
Day 1
La première heure se passe bien. Le vent ne s'est pas encore levé et nous laisse profiter de paysages magnifiques sous le soleil radieux du matin (j'écrivais des livres avant). Je ne fais pas durer le suspense plus longtemps. Dans ce beau roman d'aventure, Pierre et Olivia ont un ennemi. El Viento. The Wind. Le Vent. Eole le grand monté sur ses grands chevaux pour les chasser. Et il se manifeste en ce premier jour... Aprés quelques rafales suffisamment puissantes pour embarquer l'avant du velo et nous destabiliser, nous nous efforcons d'avancer pendant quelques heures (un peu de poussée de velos pour quelques cotes face au vent), jusqu´au poste frontière avant de faire une pause. La petite ville de El Turbio nous accueille (sa station service en tout cas, où on nous sert une delicieuse pizza reconfortante). Quelques menus achats (les produits frais ne passent pas les frontières) pour les sandwichs des prochains midi, puis nous profitons pour quelques instants d'un vent dans le dos et d'une magnifique descente... Le reste de la journée se passe pour le mieux au milieu de collines qui nous abritent un peu d'un vent moins violent. Nous apercevons quelques condors et autres guanacos, aigles, lievres, etc. avant de bivouaquer en contrebas de la route, bien à l'abri du vent... Quelques morceaux de bois trouvés miraculeusement à proximité (pas d'arbres dans ces collines herbeuses et seches) nous permettent de faire du feu... Et puis assez vite... Dodo
Day 2
Comme hier, lever vers 5h pour partir au plus vite avant que le vent ne se lève. Nous ne le savons pas encore mais il ne soufflera pas de la journée, ce qui nous permettra d'avaler avec bonheur (meme si parfois un peu en cote) les kilomètres de bitume... puis de ripio. Que es el ripio ? et bien tout simplement un chemin de terre et de pierres, pas très commode pour les cyclistes. Ca vibre, ca vibre... Tellement qu'Olivia perd une puis deux vis de sacoches, ce qui nous oblige à quelques réparations et recherche dans le ripio. Ne retrouvant pas les pièces perdues, nous bricolons comme nous pouvons et repartons. Le beau temps et les paysages traversés (arides mais a perte de vue avec au loin la cordillère des Andes) nous donnent des forces en ce dernier jour de l'année et c'est vers 18h que nous nous arrêtons, au milieu de nulle part comme prévu (à 2 heures de voiture de la première maison), pour préparer notre réveillon. Rien de spécial au menu (saucisson - tres bon en Argentine - purée / saucisses) sinon une plaque de chocolat... Cette fois, pas de bois trouvé miraculeusement, les environs ne sont que paturages assez secs aux herbes un peu piquantes... Nous ferons du feu avec les bouses de bovins et ovins qui paissent tranquillement à proximité... L'année se finit en beauté avec un beau coucher de soleil en cadeau...
Day 3
Rien de tel qu'un lever a 5h00 de nouveau pour bien commencer l'annee. On prend les memes et on recommence mais cette fois, le vent se remet a souffler au bout d'une heure. Conclusion : ripio + viento = dificilo pour les velos... Nous nous accrochons et refusons meme de monter dans un bus qui effectue la liaison et qui s'arrete pour nous embarquer en nous voyant peiner... NON ! c'est a velo que nous rallierons El Calafate. Apres ce sursaut de fierte nous nous epuisons encore 3 heures pour rejoindre la route goudronnee. Le vent est devenu trop fort et nous sommes epuises. A l'intersection des deux routes nous trouvons refuges derriere une maison pour le dejeuner. Nous frappons... Personne. Nous commencons a avaler goulument nos sandwichs quand au bout de 20 minutes, Mario sort de la maison et nous invite a entrer... Il n'avait pas entendu frapper, tout occupe a regarder le championnat anglais de football (Live SVP). Rassasiés Mario nous propose de faire un somme dans un petit dortoir (nous sommes en fait dans un relai de communication sibi de la province pour les urgences). Nous n'osons pas refuser et dormons 3 heures... Trop tard pour repartir, le vent ne s'est pas calme... Mario nous propose de passer la nuit et de repartir le lendemain. Quelle hospitalite ! Nous nous installons confortablement devant Jurassick Park avec lui quand deux autres cyclistes debarquent (une Espagnole et un Allemand) ! Quelle surprise ! Nous finissons la soiree avec eux et Mario autour d'un bon plat qu'il nous a prepare... Dodo vers 22h, il faut tenter de partir avant que le vent ne se leve demain pour ratrapper notre retard (seulement 32 km parcourus aujourd'hui).
Day 4
Le jour le plus long, une sacree etape, probablement la plus difficile de notre periple jusqu'ici. Depart vers 5h30 (pas de tente a plier), le soleil n'est pas encore leve. Le termometre de la station meteo affiche 2 degres, en revanche le vent est calme (25 km/h). C'est parti ! Nous profitons pendant plus d'une heure de conditions favorables meme si le froid nous engourdit un peu les extremites. Les deux autres cyclistes (chevronnes cela fait plus de 2 ans qu'ils voyagent a velo) nous emboitent le pas et nous nous doublons regulirement au cours de la journee au gre des pauses des uns et des autres. Mais rebelotte, le vent se met a souffler vers 7 h. Nous nous accrochons dans les cotes qui s'enchainent et sommes recompenses en fin de matinee par un point de vue magnifique portant sur des km a la ronde. En cadeau, une descente de 10 km face au vent mais suffisamment raide pour nous permettre de souffler (a notre tour) un peu... Petite pause dejeuner au soleil. Contents des 55 km deja parcourus nous decidons de nous accrocher pour rejoindre El Calafate des aujourd'hui comme prevu initialement. Il nous reste 40 km a parcourir... Nous nous en souviendrons longtemps. Un vent de face violent nous empeche d'avancer a plus de 9 km/h, au prix d'efforts consequents. Nous mettrons plus de 4 heures a les parcourir (plus 2 heures de pauses). Lorsque nous arrivons nous sommes "epuises mais ravis, fallait-il que l'on s'aime et qu'on aime la vie" (Aznavour). Le plat de pates et la douche chaude ont un gout particulier... Le sommeil ne sera pas difficile a trouver.
Bonne nuit et à bientot...



























